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Les nouveautés du site web de XR Performance vous parviendront sous peu.

Merci

Xavier Roy
Propriétaire de XR Performance

Le push-up, cet exercice essentiel souvent oublié

Lundi après-midi aux alentours de 16h au gym du coin, vous ne pouvez qu’assister, impuissant, au «Bench Press Monday show», un spectacle où vous en verrez de toutes les formes et de toutes les charges.  Le bench press est roi et maître pour développer les pectoraux, vous diront nombre d’experts.  Or, savez-vous que ce gain quasi instantané est dû, en partie, à l’effet de désentraînement de ces muscles suite à l’évolution de l’être humain?  Dans le domaine de l’un entraînement sportif, cet exercice, bien qu’un incontournable dans un programme d’entraînement, peut être optimisé de plusieurs manières.  L’une d’elles consiste même à régresser l’exercice à sa plus simple expression, soit le push-ups.

Le push-up est en fait un exercice qui entre dans la catégorie du «upper body push».  Cet exercice est performé selon le vecteur de force antéro-postérieur et recrute principalement les muscles des pectoraux, des triceps et des épaules.  Or, ce dernier offre bien plus.  Au cours de l’exécution du mouvement, la ceinture abdominale est contractée de manière isométrique.  Ce type de contraction offre donc un rôle de support au niveau de la colonne lombaire, un rôle primordial que doit assuré la musculature du tronc (Sahrmann, 2002).  Plus précisément, la contraction isométrique augmente l’activité des muscles obliques externes.  Les obliques externes assument notamment le rôle de rétroversion du pelvis; une fonction qu’ils assument plus efficacement que le droit de l’abdomen.

De plus, en se fiant aux ouvrages de Thomas Myers, on note une continuité au niveau de la fascia entre les muscles obliques externes et les grands dentelés, ces derniers étant également fortement attachés aux muscles rhomboïdes (Myers, 2009).  Il est donc possible de conclure que des exercices, comme le push-ups, dont l’exécution exige une activité des muscles dentelés antérieurs ainsi que du grand dorsal à cause de leurs attaches communes avec la fascia, recruteront les muscles obliques externes.

Mais est-ce que le fait de réaliser des crunchs me permet de recruter les muscles obliques externes?  Non.  Selon Sahrmann (2002), ces exercices viendront davantage recruter les muscles obliques internes et le droit de l’abdomen.  Les obliques internes, notamment, ont pour fonction de fléchir la partie supérieure du tronc.  Ceux-ci n’ont donc aucun rôle à jouer dans le contrôle du pelvis.  De plus, il est important de rappeler que, selon les ouvrages de Stuart McGill, les exercices de flexion au niveau de la colonne vertébrale (le sit-up par exemple) sont très dangereux pour ce qui a trait à la santé et l’intégrité de la colonne (McGill, 2009).  Toujours selon McGill, il est primordial de débuter l’entraînement des muscles du tronc de manière isométrique avant de développer la puissance au niveau des hanches, afin que cette puissance puisse être transmise par le tronc.  Le push-up remplit ce critère.

Afin de progresser dans la réalisation du push-up, voici une liste des progressions que vous pouvez utiliser lors de votre prochain entraînement.

- Push-ups (mains surélevées sur un banc)

- Push-ups (mains au sol)

- Push-ups (pieds surélevés)

- Push-ups sur une jambe

- Push-ups avec mains inégales ( le placement des mains, une plus haute que l’autre, recrute différemment la musculature du tronc selon McGill (2009))

- Push-ups avec bande élastique sur le haut du dos.

- Push-ups avec charge externe

- Push-ups sur surface instable (Bosu)

- Push-ups en suspension

* À noter qu’il est possible de combiner différentes modalités afin d’augmenter la difficulté de l’exercice, tel qu’illustré sur l’image du push-up avec charge externe.

Sources:

Sarhmann, S. (2002). Diagnosis and Treatment of Movement Impaired Syndromes. Mosby Inc, Mis. 460 pages.

Myers, T. (2009). Anatomy Trains: Myofascial Meridians for Manuals and Movement Therapists (2nd edition). Elsevier Limited. 295 pages.

McGill, S. (2009). Ultimate Back Fitness and Performance, 4th Ed. Backfitpro Inc. Waterloo, Canada.

Catégories:Entraînement

L’évolution d’un préparateur physique

Ce billet est fortement inspiré de billets de la part de divers auteurs, notamment Mike Boyle et Eric Cressey, qui consiste en fait à faire une rétrospection de notre carrière jusqu’à présent dans le domaine de l’entraînement physique.  Nous vous faisons part de notre évolution, comment nous avons acquis de l’expérience, comment notre programmation et notre vision de l’entraînement a évolué comparativement à lors de nos débuts.  Je tente ici le même exercice, puisque je considère avoir énormément évolué depuis mes tous premiers contacts avec cette profession.

1- Mes premiers pas dans cette industrie

J’ai débuté l’entraînement j’avais environ 14 ans.  Je venais tout juste d’être retranché de l’équipe élite de Laval-Laurentides-Lanaudière en vue du Challenge Wilson.  Le camp m’avait laissé en douleur, autant sur le plan physique et sur le plan psychologique.  Je venais de me rendre compte que ma préparation n’était pas optimale.  Je me suis donc abonné au centre de conditionnement physique local; un gym avec une clientèle sportive certes, mais composée majoritairement de cyclistes et de coureurs.  Je m’y suis entraîné jusqu’à mes années au Cégep Vanier.  J’ai par la suite reçu un suivi plus personnalisé de la part d’un entraîneur de la région et j’ai changé de gym pour maintenant aller m’entraîner au Centre Sportif Rosemère.  Je suis devenu plus gros, plus fort et plus rapide qu’auparavant.  À ce moment, j’étais vendu à l’entraînement.  J’étais devenu accro!  J’ai donc décidé d’y faire carrière et de m’inscrire en kinésiologie à l’université.  La possibilité de réaliser 3 stages rémunérés au cours de mes études, combinée avec le football et le fait que je n’avais pas été accepté dans le programme de kinésiologie à l’Université McGill m’ont fait opter pour l’Université de Sherbrooke.

2-  Les années universitaires – le début d’une aventure

Les premières sessions universitaires furent corsées.  Quand tu combines 8 cours lors de ta première session -dont anatomie, biomécanique et physiologie de l’exercice – et le football, tu n’as pas beaucoup de temps pour la formation extracurriculaire.  C’est lorsque j’ai arrêté le football que je me suis mis à avoir davantage de temps pour lire.  À ce moment, je connaissais le site web T-Nation et je m’intéressais à quelques préparateurs, notamment Joe Defranco.  J’ai alors élargi mes horizons.  J’ai commencé à lire du Mike Boyle, du Eric Cressey, du Christian Thibodeau et du Charles Poliquin.  Toutefois, les ouvrages d’Eric Cressey sont ceux qui venaient me chercher le plus.

Pendant la même période, j’ai commencé à entraîner quelques personnes que j’avais côtoyé lors de mon premier stage, notamment Xavier Genest, qui me suit depuis plus de 2 ans.  Ce dernier a fait beaucoup de progrès depuis les premiers moments où nous avons discuté d’entraînement et il est le mieux placé pour vous dire à quel point mon approche a évolué au cours de ces 2 années.

Puis, au mois d’août 2009, j’ai décidé de descendre seul visiter le centre d’entraînement d’Eric Cressey pour la première fois.  J’ai continué à lire beaucoup de livres et d’articles sur différents sites web.  Cependant, mon approche de l’entraînement était encore trop axé sur le développement du physique grâce à des méthodes issues du bodybuilding.  Cependant, cela allait bientôt changer.

3- Le réveil

Début 2009, j’avais entamé le programme Maximal Strength Training d’Eric Cressey.  J’y avais vu beaucoup de progrès.  Ma chiropraticienne, Isabelle Mallette, avait notamment constaté une amélioration dans la qualité de mes tissus musculaires, conséquence de l’intégration du foam roller à ma nouvelle routine d’entraînement.  Cependant, comme j’avais perdu un peu de poids, mon entraîneur à ce moment m’avait donné un programme de Dave Tate basé sur la Fatigue-Fitness Theory.

Ce qui a suivi fût une blessure au niveau de dos, résultat d’un programme qui n’était pas adapté à mes besoins et à mes faiblesses.   Puis, au cours de l’année 2010, j’ai décidé d’aller à des séminaires.  Je lisais des livres plus complexes, tels que Ultimate Back Fitness Performance de Stuart McGill, j’avais reçu ma copie de Supertraining de Mel Sifff, etc.  Plus je lisais, plus je me rendais compte des lacunes de mes programmes.  Par exemple, j’avais suivi la vague et prescrit des exercices comme le sit-up avec charge à mes clients.  Après avoir lu les travaux de Stuart McGill, c’est un exercice que je me suis empressé de retirer de mes programmes à cause de son danger important sur la santé et l’intégralité de la colonne vertébrale.  J’ai également délaissé le back squat à ce point suite aux dires de Mike Boyle et j’ai opté pour le front squat.  Aussi, je me rendais compte que je n’avais pas mis assez de temps et d’effort dans la lecture de mes livres d’anatomie et de physiologie; que j’y avais mis le minimum requis, mais que j’aurais dû y consacrer davantage de mon temps.

En même temps, à l’université, les cours me laissaient sur mon appétit.  Je n’avais aucune idée du concept de périodisation.  Après notre premier cours de planification de l’entraînement, j’ai plongé dans les livres de Bompa.  Au même moment, j’ai reçu l’offre de devenir préparateur physique pour l’équipe de football des Triades de Lanaudière.  Soucieux, j’ai mis beaucoup de temps à monter le programme d’entraînement annuel pour l’année 2009-2010.  Un an complet de programmes d’entraînement d’une durée d’un mois, dans la majorité des cas.  Énorme retour à la réalité à la suite du séminaire auquel j’ai assisté à Philadelphie.  Comment est-ce que je pouvais intégrer mes nouvelles connaissances à un programme déjà établi?  L’entraînement estival était à refaire.  Après cette période de trois semaines, nouvelle réalité.  J’avais omis les concepts présentés par Stuart McGill dans la planification de mes séances.  Est-ce que cela a eu un impact sur la performance des joueurs?  Pas vraiment, puisque les résultats étaient présents et que je n’ai pas eu de blessures suite au programme.  Par contre, je venais de commettre une erreur dans ma programmation qui aurait pu optimiser davantage l’entraînement que les joueurs ont réalisé.

4- Mi-2010 à ce jour

Ma vision de l’entraînement a évolué.  J’avais tendance autrefois à charger sur les exercices d’haltérophilie.  J’ai maintenant changé mon fusil d’épaule pour favoriser un mouvement exécuté avec fluidité et vitesse, tout en étant en contrôle.  Je suis beaucoup plus minimaliste que je ne l’étais avant.  Un programme consiste maintenant à un échauffement (foam roller, mobilité et activation), à 5-6 exercices de musculation et de terminer avec le développement des filières énergétiques (les sprints à haute intensité seront placés en début de séance).

De plus, je poursuis ma formation continue, maintenant que mon parcours au baccalauréat est terminé.  J’assiste à des séminaires et lis de nombreux livres.  De l’anatomie et la physiologie de l’effort, en passant par la fascia et l’identification de symptômes qui affectent le mouvement.  J’ai également la chance d’interagir avec des collègues provenant d’un peu partout au Québec, en Amérique du Nord et même en France!  Bref,  j’adore le métier que je fais.  Aussi, depuis quelques semaines, je me suis découvert un intérêt marqué pour la périodisation de l’entraînement.  Qui sait où cela va me mener!

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Nouveau service offert!

Soucieux de pouvoir fournir le meilleur encadrement possible à ces clients, XR Performance se dote d’un nouvel outil pour ces clients qui désirent suivre un entraînement à distance.   L’entraînement à distance vous permet de continuer de vous entraîner au gym où vous êtes abonnés actuellement, tout en bénéficiant d’un entraînement complet de la part de XR Performance.  Ce nouvel outil est le logiciel Total Coaching.

Le logiciel Total Coaching vous propose un interface accessible par internet à partir de votre ordinateur ou téléphone intelligent.  Vous y retrouverez votre programme d’entraînement adapté à vos besoins, objectifs et d’une durée variable.  Vous pourrez ainsi entrer les diverses données, telles que les charges soulevées lors de vos entraînements afin que vous et moi puissions vérifier votre progression.  Vous aurez également accès à un journal alimentaire.  Bref, vous n’aurez plus besoin d’un programme papier avec de simples images si vous le désirez.  Si tout va bien, le nouveau logiciel devrait être opérationnel à compter du 1er juillet 2011.

Pour plus de questions concernant ce nouveau service, n’hésitez pas à communiquer avec moi par courriel.

Bon entraînement!

Xavier Roy, propriétaire de XR Performance

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Faire la transition d’athlète compétitif à athlète récréatif

Mettre fin à sa carrière de sportif n’est pas une tâche facile.  Les athlètes de haut niveau ont fait de nombreux sacrifices au cours leur vie afin d’atteindre les plus hauts sommets d’excellence.  Tandis que leurs prouesses sportives étaient à l’avant-plan, d’autres aspect de leur vie personnelle, comme les études et la vie sociale (amis, blonde/chum, etc.).  Avec tous les entraînements, compétitions et autres, ces athlètes n’avaient pas le temps de chômer.  Toutefois, une fois cette vie terminée, quoi faire avec tout ce temps de libre?  Que faire avec notre vie sur le plan professionnel?  Comment dois-je intéragir avec les gens de mon entourage? Voici quelques conseils pour effectuer une agréable transition entre la vie sportive et celle de la vie de tous les jours.

1- Il faut trouver de nouveaux intérêts

Il est important pour un athlète dont la carrière vient de prendre fin d’avoir d’autres intérêts en dehors de son sport.  Pour certains, cela peut être le coaching.   Après avoir oeuvré dans leur domaine pendant des années, certains athlètes sentent qu’ils ont un devoir de redonner aux autres, aux plus jeunes, le même soutien qu’ils ont reçu.  Pour d’autres, leur nouveau centre d’intérêt se trouve dans leur profession.  Prenons par exemple les joueurs de football de la Ligue Canadienne de Football.  Rares sont ceux qui peuvent espérer vivre de manière aisée avec le salaire qu’ils reçoivent.  La majorité de ces joueurs possèdent donc une seconde carrière professionnelle.  Par exemple, l’ancien porteur de ballon des Alouettes de Montréal Eric Lapointe, travaillait comme conseiller financier lors de l’entre-saison.

2- Poursuivre son entraînement

Bien que certains athlètes approchant de la retraite soient simplement tannés de s’entraîner, il faut néanmoins poursuivre cette activité.  Le plus grand changement à apporter sera alors de réorienter l’entraînement, puisque les objectifs de performance ne sont plus à atteindre et que l’entraînement sera performé, ici, dans une optique de maintien d’une saine qualité de vie.  L’entraînement en tant que tel sera dirigé à maintenir les qualités de la puissance, la force et l’hypertrophie musculaire.  De plus, une approche plus agressive sera adoptée quant à la qualité des tissus musculaires, afin de limiter la formation d’adhésions dans les muscles suite à la répétition des activités de la vie quotidienne.

3- Changer et/ou surveiller son alimentation

Il n’est pas rare de voir d’anciens joueurs prendre beaucoup de poids après leur carrière sportive.  Ils continuent de manger autant que lorsqu”ils pratiquaient et s’entraîner à chaque jour, mais leur dépense calorique est nettement moindre.  Ce surplus calorique favorise donc l’accumulation de graisse et non la construction des tissus musculaires et la récupération requise.  Il importe donc de modifier ses habitudes alimentaires en fonction de son nouveau niveau d’activité physique.

4- Se fixer de nouveaux objectifs

Dans le domaine de la préparation physique, il est important de se fixer des objectifs, que cela soit lors de la phase de préparation ou lors de la phase de pré-compétition lorsque les entraîneurs décident ensemble des objectifs à atteindre lors de la nouvelle campagne.  L’athlète nouvellement retraité fait face à la même situation, sauf que cette fois-ci, les objectifs qu’il devra établir affecteront directement sa vie personnelle, professionnelle et/ou sociale.  Cela lui évitera de tomber dans un cercle vicieux de frustrations, de déceptions et de tentatives infructueuses d’améliorer son sort.  Comme le mentionne Mike Robertson dans son dernier billet (ici), il s’agit ici de déterminer un objectif bien précis et de garder l’atteinte de cet objectif en vue de manière continue.  Il ne faut surtout pas s’en écarter à la rencontre d’un premier obstacle.

En conclusion, la transition entre la vie d’athlète compétitif à athlète retraité ou simplement récréatif peut se faire de manière délicate ou bouleversante.  Souvent, il suffit de bien réfléchir à ce que l’on désire faire de notre nouveau temps libre, de se trouver des passions, établir de nouveaux objectifs personnels, professionnels et/ou interpersonnels afin de revenir à la vie des gens de tous les jours.  La vie normale quoi!

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L’entraînement des jeunes: pourquoi sommes-nous si loin derrière?

Je m’excuse d’entrée de jeu pour le contenu de ce prochain billet.  Mon but est de simplement dire les choses telles qu’elles le sont, en espérant que vous, lecteurs, pourrez prendre conscience de mes dires et peut-être, pourrons-nous ensemble offrir un encadrement meilleur à nos jeunes garçons et filles qui désirent se développer dans le sport.  On entend peu parler du retard qu’accuse le Québec dans le domaine du conditionnement physique, mais celui-ci est flagrant lorsque l’on se compare avec nos voisins immédiats, les États-Unis.  Certains soutiennent que le Québec accuse quelques dizaines d’années de retard sur d’autres nations.  Je partage cet avis.

Les infrastructures de qualité, que cela soit les centres sportifs publics ou privés ou les établissements scolaires, sont rares et seulement quelques-unes se démarquent par leur initiative.  Comment voulez-vous que l’on encadre nos jeunes lorsque les salles de musculation des écoles secondaires sont équipés de quelques vieux dumbbells, des vélos stationnaires et des steps d’aérobie?  Où sont les cages à squat, les plateformes d’haltérophilie, les dumbbells et autres équipements qui permettront aux divers intervenants d’avoir un impact immense sur le développement des jeunes, que cela soit dans le sport ou simplement d’aider à prévenir les conséquences d’un mode de vie sédentaire?  Je vous l’accorde, l’investissement est grand au début.  On peut parler entre 50 000-100 000$ pour très bien équiper une salle de musculation.  Or, des dumbbells bien entretenus peuvent durer jusqu’à 20 ans!  De plus, des barres et poids d’haltérophile seront certainement plus utilisés que la machine torso twist qui accumule la poussière et détruit la colonne vertébrale de ceux qui l’utilisent.  Le rapport entre l’usage et le prix déboursé est donc minime.

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De plus, en plus d’équiper les écoles de salles de musculation opérationnelles, cela permet l’embauche de kinésiologues ou d’autres intervenants en activité physique afin d’encadrer les jeunes.  En se basant sur le modèle du développement à long terme de l’athlète, un jeune peut commencer à s’entraîner entre 8 et 12 ans, en respectant le stade «apprendre à s’entraîner».  À ce stade, on initie les jeunes à l’entraînement en musculation grâce à des poids libres, en mettant l’accent sur l’acquisition de la bonne technique en utilisant des charges sous-maximales.  On entraîne également la vitesse grâce à des sprints et des exercices de changements de direction, sans toutefois solliciter le système lactique.  Pour l’entraînement aérobie, il faut individualiser les demandes quant à l’introduction de l’entraînement par intervalles et en continu.  Par la suite, entre l’âge de 12 et 16 ans, on progresse avec le stade «s’entraîner à s’entraîner», où le développement en musculation est plus orienté vers la force et l’hypertrophie musculaire avec des charges sous-maximales, en préparation au prochain stade; en continuant d’intégrer des sprints et des changements de direction lors des séances d’entraînement en vitesse et introduire l’athlète à l’entraînement anaérobie de manière modérée.  À ce point, on peut réellement avoir un impact sur les aptitudes physiques de ces jeunes athlètes.  Trop souvent, au niveau collégial, on se retrouve malheureusement avec des jeunes n’ayant aucune expérience en salle de musculation, qui n’ont aucune idée des techniques de course, de comment utiliser leur corps dans l’espace pour se déplacer, décélerer, changer de direction et/ou réaliser des patrons moteurs de base comme un squat ou un soulevé de terre.  J’aimerais vous donner quelques chiffres, gracieuseté de Dan John et des jeunes du secondaire qu’il supervise en Utah.  Voici les minimums à atteindre à la fin du secondaire:

Power Clean: 205 lbs    Front Squat: 205 lbs    Back Squat: 255 lbs    Deadlift: 315 lbs    Clean and jerk: 165 lbs    Military Press: 115 lbs

Ce sont là des chiffres vraiment impressionnants.  Toutefois, en me basant sur le recueil Fundamentals of High School Strength and Conditioning de la International Youth Conditioning Association (IYCA), ce sont là des exercices fondamentaux que l’on devrait être apte à enseigner et que nos jeunes devraient maîtriser au secondaire.  Bref, leur entraînement devrait se composer d’exercices sollicitant la force et la puissance musculaire, le développement des filières énergétiques et la mobilité.  Le plus tôt cet entraînement se fera et mieux ils seront préparés rendus au niveau collégial et universitaire par la suite.

De plus, il ne faut pas oublier tous les autres aspects sur lesquels nous pouvons avoir un impact.  Que cela soit sur l’importance d’une saine alimentation, sur l’adoption de saines habitudes de vie ou d’enseigner des valeurs comme la discipline, le travail, la persévérance.  L’encadrement que l’on peut retrouver en salle de musculation forge les individus.  On y retrouve une camaraderie.  Une camaraderie que l’on peut retrouver dans les sports d’équipe.

Bref, je souhaite simplement ici vous faire part de mon souhait le plus profond de voir notre société québécoise prendre le meilleur chemin possible pour la jeunesse en terme de santé à long terme, soit celui de la promotion de l’activité physique.  Il faut changer notre perspective quant à l’activité physique.  Ne pas avoir peur de débourser de l’argent pour des installations dont la population générale peut également se servir et en retirer des bénéfices.  Prendre la peine de créer de l’emploi dans le domaine de l’activité physique, un domaine où l’on ne peut se permettre de payer un professionnel 15$ de l’heure lorsque la majorité de ceux-ci possède des baccalauréats.  Je crois, en conclusion, que tout le monde pourrait s’en tirer pour le mieux.

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Revue du séminaire Standing on the Shoulders of Giants

Bon dimanche matin à tous!  Il est environ 9h lorsque j’ai commencé à écrire ce billet et je peux vous dire que la nuit a été courte.  Cette fin de semaine, j’ai assisté au séminaire Standing on the Shoulders of Giants, organisé par le Boston Sports Medicine and Performance Group.  J’avais également assisté à ce séminaire l’année dernière et j’avais été vraiment impressionné par la qualité des présentations et par le professionalisme de l’organisation de BSMPG.  Cette année, avec des présentateurs comme Charlie Weingroff, Thomas Myers, Shirley Sahrmann, Clare Frank at de nombreux préparateurs physiques provenant de prestigieux programmes de hockey et de basketball collégial américain (Wisconsin, Boston College, North Carolina, Minnesota, Oregon State, entre autres), l’événement était incontournable, même si celui-ci se déroulait pendant la même fin de semaine que le Perform Better Summit au Rhode Island.  Voici donc le résumé de la fin de semaine.

Jeudi

Départ de Montréal à 7h30 du matin avec David Lavoie de Do More/Fait+ (j’aime bien dire encore le Fait+ même si sa compagnie s’appelle désormais simplement Do More) en direction de Sherbrooke pour aller rencontrer Samuel Plouffe (www.samuelplouffe.com).  Ensuite, nous avions schédulé un rendez-vous avec Peter Dupuis afin d’aller visiter Cressey Performance.

C’était la seconde fois que je visitais le gym d’Eric Cressey et j’avais très hâte, puisque lors de ma première visite, ce dernier présentait à un séminaire en Californie et je n’avais donc pas pu le rencontrer.  Cette fois-ci, il était présent, ainsi que Tony Gentilcore.  Les gars de CP ont été super accueillants; nous avons pu observer l’entraînement des différents athlètes présents et constater à quel point ces athlètes sont autonomes.  Ils n’ont pas besoin d’une supervision constante, leur technique presque parfaite et lorsqu’elle fait défaut, les athlètes sont repris aussitôt par les entraîneurs et les stagiaires.  Nous avons passé plus de 3 heures à observer.  Bref, une visite qui m’a fait écarquiller les yeux sur comment on peut faire fonctionner son entreprise dans ce domaine.

Par la suite, le reste de la soirée fût relativement tranquille.  Nous avons pris le chemin de l’hôtel et avons pu nous entraîner dans un Boston Sports Club non loin de là.  Pas vraiment le genre d’endroit où j’aime m’entraîner, mais bon.  La séance a été relativement courte, n’ayant pas vraiment le goût ni l’énergie de m’entraîner.  Je suis donc retourné à l’hôtel faire du self myofascial release en écoutant X-Men!

Vendredi

Le séminaire a débuté à 8h avec la présentation de Thomas Myers, auteur du livre Anatomy Trains.  L’auteur n’a pas vraiment touché les différentes lignes que l’on retrouve dans son livre.  Il a surtout parlé de sa vision de l’entraînement en lien avec la fascia, en passant par les 5 révolutions de l’être humain et comment l’on doit maintenant éduquer notre corps, cette machine qui n’a pas vraiment évolué depuis le néolithique et qui maintenant, doit composer avec l’ère électronique.  Notamment, il croit que le concept du muscle est mort et que la fascia est un élément vital de l’entraînement, car celle-ci transmet la force, possède davantage de récepteurs qui affectent les sens kinesthésiques et répond aux actions à différents niveaux.

Par la suite, j’ai assisté à la présentation de Ray Eady, préparateur physique des équipes de basketball de l’Université du Wisconsin.  Son sujet était l’utilisation de l’isométrie dans l’entraînement des athlètes féminins.  J’ai retenu beaucoup de points de cette présentation que je pourrais appliquer avec l’équipe de l’Université McGill.  Mais avant tout, je vais essayer quelques-uns de ces concepts dans mon propre entraînement.

Ensuite, Brian McCormick est venu présenter sur le sujet du développement athlétique et le rôle du préparateur physique dans la prévention des blessures au ligament croisé antérieur.  Ce dernier soutenait que certains exercices, comme les changements de direction avec les cônes, modifient la qualité du mouvement chez les athlètes et résultent ainsi en un transfert peu optimal dans la pratique de l’activité sportive.  En prenant en considération que les sauts et les réceptions de sauts font partie intégrante du sport du basketball, il faut alors faire progresser l’intégration des sauts et des atterrissages en complexité, dans le but éventuel de répliquer l’action telle qu’elle se déroule pendant un match, c’est-à-dire en étant conscient de la position du ballon, de son corps et de l’adversaire dans l’espace.

Après le dîner, place à la présentation de Clare Frank.  Bien qu’axée davantage vers la physiothérapie, j’ai retenu de cette présentation que le système nerveux central joue un rôle clé dans l’expression du mouvement fonctionnel, coordonné.  Le SNC a un impact sur la posture, la stabilité des articulations, l’équilibre et le mouvement.  Lorsque la fatigue se manifeste, on obtient souvent les déséquilibres et les dysfonctions musculaires.  Donc, à l’entraînement, lorsque le but n’est pas l’endurance musculaire, il faut diminuer le nombre de répétitions et/ou l’intensité ou arrêter l’exercice avant qu’une blessure ne survienne.

Finalement, Brendon Ziegler de Oregon State University est venu présenter sur l’intégration de l’haltérophilie pour le basketball.  Excellente présentation!  Il nous a expliqué les différents aspects positifs de l’utilisation de l’haltérophilie (mécaniques du saut et de l’atterissage, force posturale, flexibilité, force-vitesse, adaptations hormonales, etc.) ainsi que sur comment il utilise les différents mouvements et progressions dans le développement de ses athlètes.

Ensuite, après le séminaire, nous avons pris la direction du mythique Fenway Park pour assister au match opposant les Red Sox aux Athletics d’Oakland.

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Samedi

La journée a débuté avec la présentation du chiropraticien Peter Viteritti.  Le plus important à retenir de sa présentation est qu’il faut s’assurer, dans la préparation physique de nos athlètes, de l’équilibre entre la surcharge et la capacité.  Un déséquilibre entre ces deux concepts est ce qui cause les blessures musculo-squelettiques et souvent, dans le cas de blessures de surutilisation, même une légère surcharge sur une période prolongée s’avèrera critique.  Dans le cas d’un athlète qui souffre d’une blessure, il faut augmenter sa capacité tout en réduisant la surcharge.  Ensuite, lorsque celui-ci est remis à 100%, il faut maintenir l’intégrité de la zone tampon entre la pratique de l’activité sans douleur et sans symptômes.

Ensuite, c’était la présentation de George Mumford, consultant en psychologie sportive et coach en méditation pour les Bulls de Chicago lors de la conquête de leurs trois championnats entre 1996 et 1998, de même que pour les Lakers de Los Angeles entre 2000 et 2002 (plus d’infos ici).  Insistant beaucoup sur l’importance de vivre le moment présent, George Mumford a plutôt tâté le pouls de l’auditoire à savoir les raisons qui les motivaient à assister à sa présentation.  Voici, sous forme de point, les éléments-clés de son discours:

- Take responsability for why you’re here (en lien avec les raisons qui ont motivé notre désir d’assister à sa présentation).

- Le coach et/ou préparateur physique doit cultiver un processus d’attaction et non de promotion.

- 10,000 hours of 10 years of deliberate practice to become an expert.  Within these 10,000 you’ll make mistakes, make the best out of them.

- Your beliefs become your thoughts. Your thoughts become your words. Your words become your actions. Your actions become your habits. Your habits become your values. Your values become your destiny.  – Gandhi

Ensuite, c’était la présentation du préparateur physique de l’Université North Carolina sur la capacité de travail et les méthodes qu’il utilise dans le but d’améliorer la performance des joueurs de basketball.  C’était une présentation qui démontrait l’étendu des moyens et outils que l’on peut utiliser dans le but d’améliorer la composition corporelle, la flexibilité/mobilité, l’endurance musculaire et le travail des muscles du tronc.  Beaucoup d’exercices qui te donnent de bonnes idées d’entraînements, mais rien de nouveau comme concept.

Après le dîner, nous poursuivions avec deux présentateurs de renom.  En premier, la physiothérapeute Shirley Sahrmann est venue présenter sur les raisons pourquoi les hanches sont un facteur premier dans les douleurs au niveau lombaire.  Que cela soit par la démarche, la position assise prolongée, des patrons moteurs fautifs et répétés ou une maladie dégénérative, les causes des maux de dos sont nombreux.  Shirley Sahrmann a présenté un sujet très complexe, que moi-même j’ai eu de la difficulté à suivre parfois.  Un point important que j’ai noté toutefois est que le fait de réaliser un étirement n’éliminera pas le patron moteur fautif qui cause la douleur.  L’inverse est toutefois vrai.  La correction du patron moteur fautif résultera en un étirement  du muscle en question.

Finalement, le dernier présentateur était Charlie Weingroff.  Très dynamique, ce dernier a parlé du tronc dans son ensemble et de plein d’autres trucs.  Selon lui, il n’y a pas de blessure unique.  Une blessure est une résultante d’un problème dans le corps dans son ensemble et ce problème est exprimé à un endroit bien particulier.  Il est aussi important de s’assurer d’un niveau adéquat de mobilité au niveau de la colonne vertébrale.  Une fois la mobilité nécessaire atteinte, il ne faut pas l’augmenter, comme cela est souvent le cas au niveau lombaire avec les différents mouvements de rotation et de flexion/extension. Les trois diapositives complètes sur les dangers résultants de l’entraînement en flexion, en extension et en rotation au niveau de la colonne sont assez claires.  Ensuite, Charlie Weingroff a enchaîné et approfondi sur son concept du Core Pendulum Theory.

Après la fin de la conférence, retour vers la maison.  Un week-end intense, qui nous pousse toujour à se questionner, analyser et rechercher les meilleurs moyens pour entraîner nos athlètes.  Ce que j’aime apprendre!

Catégories:Entraînement
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